POINT DE VUE

Incroyable mais vrai : Les intouchables touchés !


Alwihda Info | Par Alwihda Info - 26 Aout 2010



Qui croyait qu’on peut un jour toucher ces « intouchables » décrétés de la République depuis l’avènement du 1er décembre 1990 du MPS ? Comme une nuée de sauterelles, ils ont occupé à leur arrivée toutes les belles villas de l’Etat de la capitale. Comme butin de guerre, ils en ont fait leur propriété privée au point qu’ils ont même oublié qu’ils doivent les rétrocéder un jour au premier propriétaire, c’est-à-dire l’Etat. Voilà qu’après plusieurs ultimatums, les occupants refusent de s’exécuter. Il ne reste plus alors qu’une seule épreuve pour cette session unique de confrontation : la force.

 

C’est ainsi que les habitants de certaines villas de l’Etat aux quartiers Sabangali, Gardolé et une zone à côté de l’aéroport ont été délogés ce vendredi 16 juillet 2010 de « leurs demeures », qu’ils occupaient illégalement, de l’avis des autorités. Le ministre de la Défense a tapé du poing sur la table pour signifier que des militaires ne peuvent pas continuer à occuper éternellement des habitations qui ne sont pas les leurs, surtout que cette insubordination se passe au vu et au su de tout le monde. Plusieurs unités de forces de l’ordre, lourdement armées, ont été systématiquement déployées tout autour des lieux pour dissuader tout monde de vider les lieux sans exception. Depuis un certain temps déjà, l’on susurre qu’ils ont squatté et donc occupé illégalement ces villas. Mais d’où vient maintenant cette illégalité ? Est-elle née seulement cette année ? Pourtant, c’est depuis plus de 20 ans que ces personnes s’y trouvent avec des avantages y afférents : Eau, électricité, loyer, et tenez-vous bien, utilisés gratuitement sur une ligne prioritaire, alimentée pendant que d’autres citoyens croupissent dans un délestage interminable.

 

« Les choses et les temps ont changé. Maintenant, il n’y aura plus jamais des intouchables », a laissé entendre un journaliste venu observer le démantèlement au quartier Sabangali. On raconte aussi que la plupart des personnes délogées de ces villas de l’Etat auraient reçu des dommages pour se réinstaller ailleurs. Malheureusement, ces derniers ont joué au dur. Quelques caciques donc ont opposé une farouche résistance. Conséquence : l’un des déguerpis surgit de sa villa, arme au poing et ouvre le feu sur les forces mixtes de l’ordre et de sécurité. Le bilan serait d’au moins quatre morts dans les rangs des forces de l’ordre et des résistants.

                                                                                                         Wald FANTA

 


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